Allaiter son enfant est un phénomène tout à fait naturel pour une maman. Cependant, certaines mères se demandent souvent si elles allaitent correctement leur poupon en lui donnant quotidiennement la quantité de lait dont il a réellement besoin. En vérité, cette quantité doit dépendre de certains facteurs.

La quantité de lait et les pics de croissance

À la différence du biberon, l’allaitement permet difficilement d’avoir un repère en termes de quantité de lait consommé par le bébé. Sur ce point, il suffit de se rassurer en sachant que l’enfant mouille ses couches et ne perd pas de poids alors qu’il tète près de 10 fois par jour. Cela signifie qu’il mange suffisamment. Les pics de croissance sont les périodes lors desquelles le nombre et la durée des tétées augmentent. Ayant généralement lieu à 3, 6, 12, 24 ou 48 semaines, elles varient selon les bébés et durent entre 24 et 72 heures.

L’allaitement et l’alimentation de la nourrice

Similaire à la grossesse, cette phase augmente les dépenses en énergie de la femme. Cependant, l’organisme puise dans les réserves accumulées pendant la grossesse et contribue ainsi à l’élimination de quelques kilos. Il suffit de suivre une alimentation variée et équilibrée. Quoi qu’il en soit, il trouvera toujours dans le sang les éléments nécessaires à la production de lait. Par ailleurs, les acides gras insaturés sont indispensables pour le développement neurologique du bébé. Les sushis ou encore les aliments crus sont aussi les bienvenus.

D’une autre part, le poupon pourrait réagir mal au lait maternel qui entrainera une allergie se manifestant par de l’eczéma, des problèmes intestinaux ou une éruption cutanée. Dans ce cas, il faut rapidement déterminer l’aliment responsable et éviter que la mère le consomme. Si l’alcool est fortement déconseillé durant l’allaitement, le café est cependant limité à trois tasses par jour. En général, ce qu’une mère absorbe passe dans le lait, d’où elle doit suivre une alimentation variée et équilibrée.

L’allaitement et ses bienfaits

Le lait maternel favorise la bonne digestion étant donné qu’il contient un taux élevé de lactose, une basse teneur en phosphore et une concentration protéique faible. Voilà pourquoi le transit intestinal est plus rapide. On parle donc d’un aliment qui ne fatigue ni le foie ni les reins, et diminue les gaz chez le bébé. Composé de vitamines, d’oligoéléments, de sucre, de graisse, de protéines et de sels minéraux, le lait maternel couvre tous les besoins du nouveau-né.

Sinon, ce dernier sera moins exposé au risque d’obésité pendant son enfance et son adolescence en étant allaité par sa mère. Étant un moment d’échange privilégié entre une mère et un enfant, l’allaitement renforce leurs liens affectifs. D’une autre part, il permet d’accélérer les contractions de l’utérus qui reprend sa place rapidement après l’accouchement. En outre, il diminue également les risques de certains cancers, notamment celui de l’ovaire et du sein.

L’utilisation du biberon

Au cours des 4 à 6 premières semaines de la vie des bébés, le biberon est à éviter, que ce soit pour donner du lait maternel ou commercial. Le mécanisme de succion au sein ne correspond pas à celui au biberon. Leur différence pourrait entrainer une confusion sein-tétine et engendrer des difficultés comme le refus de sein par exemple. De plus, la reproduction lactose pourrait diminuer. S’il faut procéder autrement, il vaut mieux utiliser une cuillère ou un petit verre dans les premières semaines pour allaiter le tout-petit.